
qu’on va pouvoir goûter aux plaisirs de la glisse , quand elle s'éternise comme depuis le début de ce mois de décembre, c'est l’Europe entière qui est perturbée.
Quand elle se remet à tomber en plein départ des vacances de Noël, la paralysie atteint son paroxysme aussi bien pour le trafic routier qu'aérien .

Le sel de déneigement «Viasel» extrait de la mine de Varangéville est plus particulièrement destiné au traitement hivernal du nord de la France , en plus des stockages approvisionnés et répartis sur le territoire , un stock en surface de 150 000 t est constitué durant l'été sur le site.

Constitution du stock pour la viabilité hivernale.
Dés que ce stock jour est entamé , il est reconstitué à partir de 2 chambres creusées dans la mine d'une capacité de 100 000 t de sel calibré , puis remonté avec une machine d'extraction à skips à raison de 12 000 t par semaine .
C'est donc de 250 000 t dont on peut disposer rapidement à Varangéville , soit plus du tiers de l'utilisation habituelle sur l'année.

Le déstockage hivernal.
Selon les estimations de l'entreprise Rock, qui commercialise le sel d'épandage, la France en consomme chaque année 700 000 t ce qui équivaut à une facture moyenne de 70 millions d'euros.

Barge de sel dans le sud.
D'autres sites produisent du sel de déneigement : Salin de Giraud 350 000 t/an , Salin de Berre 50 000 t/an , ainsi que Aigues-Mortes dont ce n'est pas la spécialité et éventuellement , des cargos venant des sites d'Espagne ou de Tunisie appartenant au Groupe Salins.

3 conditionnements «Viasel» à Varangévile en vrac, sur palettes , en big-bag.
Le sel ne manque pas , la mine de Varangéville peut produire 550 000 tonnes/an , c'est plus du double de ses stocks permanents jour et fond confondus , mais une organisation sans faille de la logistique de déneigement est nécessaire pour répartir cette activité au fil de l'année.
Doc photos : Société Rock