LE CHARGEMENT EN VRAC GEMME DES BATEAUX
Proche à la fois du canal de la Marne au Rhin , de la voie ferrée Paris Strasbourg et de la Nationale 4, la Saline bénéficiait de conditions favorables pour ses expéditions par route , rail et eau.
Dans les années 1950 les péniches étaient chargées à partir d'un quai au bord du canal appelé Estacade. 
Descenderie vers l'estacade, en haut le Chevalement du Puits St Jean Baptiste.

L'estacade vue depuis le carrefour du pont enjambant le canal .
C'est sur le canal que ça bouchonnait à cette époque
Dans les années 1960 une passerelle aérienne à tapis roulant , le TP26 allait remplacer ce mode de chargement en vrac , fonctionnant une vingtaine d'années , elle fut démontée à son tour en 1993 , le trafic fluvial ayant pratiquement disparu au profit du fer et de la route.
Un moyen de transport pourtant écologique équivalant pour une péniche , au chargement de 40 camions semi-remorques.

Ce samedi 27/11/1993 Gaby ,son équipe et sa grue, entreprennent le démontage du TP 26.
LE CHARGEMENT EN SACS DES CAMIONS ET DES WAGONS
A partir des années 1960 les sacs de sel en toile jute vont être remplacés par des sacheries polyéthylène de 50 kg , sur 3 postes d'ensachage manuel .
Trois équipes formées chacune d'un préposé à l'alimentation en sel , d'un passeur de sacs vides , d'un ensacheur , d'un soudeur de haut de sacs , d'un surveillant pousseur en glisse , de deux arrimeurs et d'un préposé aux rebuts , composaient un poste de chargement camions ou wagons.
Une ensacheuse et une soudeuse manuelle en 1970.

Les sacs de 50 kg tombaient dans cette glisse sur une encamionneuse (tapis roulant téléscopique) et les arrimeurs répartissaient les sacs dans la remorque.

En 1970, 24 Saliniers sont nécessaires pour le chargement de ces trois camions .
Un esprit de compétition régnait au sein des 3 équipes payées à la tâche , c'était la course au tonnage chargé.
Les camions de plus en plus long demandaient aux arrimeurs de courir dans le fond des remorques les sacs arrivant à touche touche sur les encamionneuses , un métier assez physique.
Pour le chargement des rames SNCF par enwagonneuses le principe était le même si ce n'est le transport par tapis roulants jusqu'aux quais de chargement voie ferrée.
Fin des années 1980 le chargement rail de l'embranchement particulier , saturé par 60 000 tonnes expédiées , et non extensible allait devenir global.
LE CHARGEMENT GLOBAL CSMSE / S N C F.

Ce nouveau mode de chargement était composé côté Saline de 3 quais automatisés pouvant recevoir sur un convoyeur , un chargement complet de palettes à charger dans un camion.
Une flotte de 3 camions-navette avec des remorques motorisées effectuait les rotations toutes les 20 minutes entre la Gare et la Saline .
Le temps de brancher une prise électrique par le chauffeur entre le quai et la remorque et le chargement s'effectuait en moins de deux minutes.
Côté SNCF un hangar de stockage avait été construit en 1987 sur le même principe pour le déchargement.

Ce hangar fut détruit par un incendie en mai 2010
Ces installations inaugurées en "grande pompe" le 10/11/1987 permirent pour la première année d'expédier 190 000 tonnes de produits palettisés doublant le tonnage expédié en 1986 de l'embranchement particulier.
Ce mode d'expédition étendu de nos jours a été confié à un transporteur régional.

Novembre 1987 le maire de Varangéville C.BAUMANN coupe le ruban inaugural
En présence des responsables CSMSE : A.COLAS , Ph.TASSEL , B.EPRON , A.BUFFET
Des responsables régionaux et commerciaux fret de la S N C F ,
et des responsables politiques de l'époque R.BOILEAU , F.JEHL


Doc : collection <db le Salinier>