LES CITÉS OUVRIÈRES DU SEL (clic)

Puits de mine St Laurent EINVILLE

Saint Laurent de Rome serait né vers 210 en Espagne. Il est mort martyr sur un gril, en 258 à Rome pour avoir présenté des orphelins comme trésors de l'église. On le célèbre le 10 août.

Après la révolution, Einville, se caractérise par ses exploitations salifères (2 salines et une mine) .

Saline Ste Marie d'Einville toujours en exploitation depuis 1871, Saline St Laurent 1869, démolie dans les années 1960, il ne reste que le chevalement du puits de mine et son ascenseur à 2 cages, vestige de cette période d'exploitation passée.

La mine est exploitée depuis 1887 par galeries de 10 m de largeur par 4,50m de hauteur avec une production de 35 000t pour la soudière Solvay de Dombasle.


Le chevalement avec le passage des câbles d'extraction dans la partie inclinée.


Sous surveillance CSMSE vers 1960, une équipe était chargée de contrôler les eaux d'exhaure toutes les semaines.
En effet le fonçage* de ce puits de 1872 à 1876 rencontra une source d'eau salée ( il fallut cuveler et canaliser le passage du puits dans cette nappe )d'un débit de 400 l/mn elle était pompée pour alimenter les installations de surface.
(*L'appellation fonçage est usité pour atteindre des gisements solides, à contrario le forage concerne plutôt des liquides).

Les pompes refoulantes d'exhaure se trouvant à fond (loi de la pesanteur) il fallait descendre pour surveiller les bassins de récupération des eaux de ruissellement.

La descente dans la mine s'effectuait avec une machine d'une souplesse remarquable (de l'ordre du mm)
Pour les connaisseurs : Un moteur à courant continu série compoundé est alimenté par un groupe "Ward- Léonard" accouplé à un volant d'inertie de 3 tonnes, suite à une coupure de courant, la machine fonctionnait encore pendant 45mn (le temps de remonter les mineurs).

Véritable pièce de musée cet ensemble fut longtemps bichonné par Robert habitant pas trés loin, qui la conduisait de mains de maître.



Au premier plan l'enregistreur de vitesse à "encre violette", la ligne d'arbres avec ses treuils à câbles plats, au fond les motos-génératrices "Procédé Ward- Léonard .Sous le plancher une multitude de bielles et manivelles.


Dans la mine, l'obscurité est totale impossible de s'orienter sans lampe! le silence est pesant on entend battre son coeur ! Quand à l'odeur "le sel à plutôt une saveur", elle est particulièrement âcre, de terre et de rouille !
De magistrales portes en chêne séparant la salle des machines du reste de la mine montrent toujours le savoir faire de nos Anciens. De vieux tableaux électriques en marbre sont bien conservés, le reste des machines trés corrodées est sans intêret.

Cette belle façade en chêne est particulièrement bien conservée.

Mise sous surveillance électronique de nos jours et reliée aux centrales de supervision de Varangéville, cette mine qui employa jusqu'à 200 personnes tombe peu à peu dans l'oubli.

Retour