Pendant longtemps, jusque vers 1880, les enfants ont travaillé dans les mines. Leur petite taille leur permettait de se glisser dans les galeries les plus étroites. Ils poussaient des wagonnets , au risque de se faire écraser quand, à bout de force, ils ne pouvaient plus retenir la lourde charge

C’est à partir de 1850 qu’on le trouvera au fond de la mine pour tirer les wagonnets ou berlines. Le travail au fond est extrêmement difficile et seuls les chevaux les plus forts étaient retenus. Il leur fallait une ossature et une masse musculaire ainsi que des sabots irréprochables (changement des fers toutes les une à deux semaines), permettant de fournir des efforts importants sans usure prématurée. On utilisait aussi quelques mules , adapté à la taille de certaines galeries.
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A partir de 1900 la traction électrique à trolley fait son apparition jusque dans les années 1970 ou elle servait encore au roulage des "blocs choisis" (ancêtres des blocs comprimés pour le bétail).

Sorti en 1928 des ateliers de la société Alsacienne de Constructions Mécaniques de Belfort pour être mis en service à la mine de Varangéville un de ces locotracteurs de 8 tonnes a pris le chemin du musée de Marsal en 1983 aprés restauration par 2 Saliniers C Morel et J Valenti.

En 1970 , j'avais la charge de la distribution électrique dans la mine .Tous les lundis à la prise de poste à 4h30 , je démarrais le réseau trolley de ces machines à courant continu.C'étaient des engins de la famille des ignitrons.
Les ampoules de 3m de hauteur embarquées de 40kg de mercure Mettaient 20 à 30mn pour préchauffer , puis le mercure vaporisait dans une multitude d'étincelles bleuâtres, très lumineuses, grésillant comme de la grêle sur un toit , C'était fascinant !!! et en même temps trés inquiétant , un truc à donner des cauchemars à un gamin.
Modèle réduit pour charge batteries télécom.
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A partir de 1946 le chargement devient motorisé ( 3 chargeuses Joy 500 Volts ), de grosses machines à pinces (elles me faisaient penser à des crabes géants avec leurs mouvements alternatifs )
Elles ramassaient le sel aprés abattage sur un convoyeur à chaine et le déposaient sur des transporteurs Berliet (c'était des semis-remorques avec des bennes porte-chars adaptées pour le transport du sel en quartier ,une flotte d'une douzaine de véhicules faisait la navette du front de taille " à la verticale d'Haraucourt " jusqu'au puits environ 5km

On voit bien les 2 pinces à l'avant et au milieu le convoyeur.
Aprés concassage et broyage c'est par tapis roulants électriques que les sels calibrés sont évacués à la base du puits.

Les rails et les trolleys ont disparu
La machine d'extraction à skips (ascenseur vertical pour le transport du personnel , matériel et minerai) est le dernier maillon du roulage pour la remontée et le stockage en surface.

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Le treuil à 2 câbles-2 cages(l'une monte, l'autre descend) supporte l'ascenseur à personnel (fonctionnement manuel) et les bennes à skips pour la production (fonctionnement automatique).
db.